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 Conférence de presse: Liberté pour Erdogan

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taratata



Nombre de messages : 149
Date d'inscription : 22/08/2005

MessageSujet: Conférence de presse: Liberté pour Erdogan   Ven 18 Aoû à 4:46

repris d'indymedia:

18-08-2006 01:28
Auteur : free Erdogan :: : http://www.auslieferungen-stopp.ch

Conférence de presse
de jeudi 17 août 2006, à l’Hôtel de la Gare à Moutier
concernant le cas d’Erdogan E., réfugié kurde menacé d’extradition vers la Turquie et de la manifestation de samedi 19 août à Moutier.

Compte-rendu de la conférence de presse
de jeudi 17 août 2006, à l’Hôtel de la Gare à Moutier
concernant le cas d’Erdogan E., réfugié kurde menacé d’extradition vers la Turquie et de la manifestation de samedi 19 août à Moutier

Intervenants :
Me Marcel Bosonnet: avocat d’Erdogan,
Andrea Simmen: représentant de la « Coalition contre les expulsions et les extraditions vers la Turquie »
Mathias Stalder: comité de soutien à Erdogan
Maxime Zuber: maire de Moutier et député

Me Bossonet : la situation d’Erdogan

Erdogan est arrivé en Suisse en 1996, à l’âge de 17 ans. Il a demandé la protection de la Suisse car il était poursuivi pour des raisons politiques en Turquie.
Sa demande d’asile a été rejetée en 1999, mais il a obtenu un permis de séjour provisoire (permis F).
En 2002, pour la première fois, la Turquie demande son extradition. Erdogan dit qu’il ne peut pas retourner en Turquie, car il est accusé d’avoir participé au meurtre d’un policier, ce qu’il nie. La Suisse ne peut pas le renvoyer à cause de la Convention européenne des droits de l’homme, qui stipule qu’on ne peut extrader quelqu’un, s’il risque la torture. La Suisse n’a donc pas accepté, ou, au moins, a demandé des explications complémentaires, car il y avait des contradictions dans le dossier présenté par la Turquie.
En 2003, la Turquie a ajouté des témoignages accusant Erdogan d’avoir participé à l’action ayant entraîné la mort d’un policier. Mais la Suisse n’a alors pas suffisamment confiance en la Turquie et demande que la Turquie accepte de respecter tous les droits de l’homme. La Turquie déclare accepter, mais la Suisse lui écrit une déclaration qu’elle doit signer, garantissant qu’Erdogan ne subira aucune torture et que les droits de l’homme seront respectés. La Turquie a signé.
On a alors peur qu’Erdogan soit extradé, car comme presque tous les experts, on a des doutes sur la sûreté d’une telle « garantie ».

La Turquie a préparé de la documentation supplémentaire, avec des témoignages accusant Erdogan.
Par l’intermédiaire d’un avocat turc, Me Bosonnet a obtenu le vrai dossier sur Erdogan, différent de celui qui a été remis aux autorités suisses. Dans ce dossier, on voit que tous les témoins qui ont accusé Erdogan lors des interrogatoires de la police ont déclaré aux juges qu’ils ont été gravement torturés et que la police leur a préparé leurs déclarations. Il y a même un film avec des coupures, qui correspondent aux moments où on leur disait ce qu’il fallait dire.
Or, une règle fondamentale du droit interdit clairement d’utiliser des déclarations obtenues sous la torture.
L’accusation est seulement basée sur le témoignage de personnes qui ont subi de graves tortures.

Andrea Simmen: le soutien à Erdogan

La « Coalition contre les expulsions et extraditions vers la Turquie » regroupe diverses associations qui prennent la défense des droits d’Erdogan. Erdogan était militant très jeune, il n’avait que 15 ans au moment des faits auxquels il aurait participé selon les autorités turques. Il est venu en Suisse car il était poursuivi par la police pour des motifs politiques.
Alors qu’il était depuis 10 ans en Suisse, il a été arrêté le 21 février 2006 à Biel-Benken (BL) et écroué à Liestal. Des manifestations ont eu lieu pour demander sa libération. On l’a alors changé 4 fois de prison, ce qui n’a pas empêché des manifestations à Berne (300 personnes), à Thoune et enfin à Moutier, avec notamment une manifestation-concert le 9 août dernier. Et chaque jeudi à 19 h., une manifestation a lieu à la Barfüsserplatz à Bâle.
Une pétition a déjà recueilli 2000 signatures, dont une quarantaine de personnalités connues dans les domaines de la politique et de la culture. Il y a plusieurs conseillers nationaux des deux Bâle et parmi les personnalités romandes, où il y a eu peu d’écho avant le transfert à Moutier, Jean Ziegler et deux conseillères nationales (Marianne Huguenin et Anne-Catherine Ménétrey).
Le comité de soutien interprète les transferts d’Erdogan comme une volonté d’affaiblir la résistance.
Son avocat n’a pas été informé de ces transferts. Mais c’est un échec, puisqu’après Bâle, des nouveaux comités de soutien se sont créés à Berne, puis dans le Jura.
Erdogan lutte contre son emprisonnement et ses conditions de détention et, de façon plus générale, contre le fascisme. Il a fait la grève de la faim du 10 au 31 juillet.
Erdogan n’a jamais nié sa lutte politique et la continuera. Il n’accepte pas son extradition et considère que sa liberté est un droit de l’homme.
Après ses transferts de prison en prison, il ne fait plus confiance à l’administration suisse. Il nie avoir participé à l’action dont on l’accuse.
Le comité de soutien voit son procès comme un procès politique, l’Etat turc veut criminaliser la résistance contre le fascisme ; il veut punir ceux qui luttent contre la torture et pour les droits du peuple kurde, car ce sont des opposants politiques. L’oppression du peuple kurde continue.

S’il est extradé, il doit s’attendre à subir la torture, voire la mort. En l’extradant, la Suisse se rendrait complice de l’Etat turc et de la torture.
Le fait qu’il n’a pas été libéré est lié aux relations économiques et diplomatiques avec la Turquie, qui semblent, pour les autorités suisses, plus importantes que les droits de l’homme.
Le cas d’Erdogan n’est pas isolé. Il y a par exemple Dursun Güner à Lörrach (D). Si Erdogan est expulsé, cela créera un précédent et d’autres réfugiés turcs risquent le même sort.
Erdogan n’est pas un criminel. Sa lutte est légitime.
Erdogan et nous n’acceptons pas son extradition sans résistance, avec tous les moyens que nous avons.

Maxime Zuber

Il s’exprime à trois titres : comme maire de la ville, comme député cantonal et comme citoyen suisse.
Comme citoyen, il s’intéresse au cas d’Erdogan depuis qu’il en a eu récemment connaissance. Il a du mal à accepter que son pays prenne le risque d’extrader vers un pays comme la Turquie un opposant politique qui risque la torture. Il se rappelle l’époque de la 2ème guerre mondiale où la Suisse remettait des réfugiés aux autorités allemandes.
Comme député, il a de la peine à accepter que le canton, puisse être complice de l’Etat turc et que son pays prenne le risque de l’extradition à cause d’autres intérêts. Il a posé une question urgente au gouvernement bernois, demandant notamment s’il a pris des garanties quant aux droits d’Erdogan.
Comme maire de Moutier, il ne sait pas pourquoi Erdogan est à Moutier. Il n’a pas été consulté.
Il comprend la résistance, même la « rage » de certaines personnes à cause de l’emprisonnement d’Erdogan. Autant il comprend cette résistance, autant il est convaincu qu’elle sera efficace si elle reste pacifique. En revanche, dans les manifs, des débordements desserviraient la cause de M. Erdogan. Il ne faut pas commettre l’erreur d’un débordement. La manifestation de samedi 19 août est autorisée. Le maire lit l’arrêté du Conseil municipal, dans lequel il est précisé que les organisateurs doivent veiller à son caractère pacifique et doivent prévoir un service d’ordre interne de 10 personnes identifiables.

Mathias Stalder

La manifestation, pacifique, a lieu samedi 19 août à 14 heures. Rendez-vous devant la gare.
Il apporte encore une précision sur la situation actuelle d’Erdogan. Selon un téléphone au Département de la Justice, la décision aurait été prise, mais pas encore communiquée. Mais de toute façon, il y a un droit de recours au Tribunal fédéral. Mais lors d’un téléphone avec l’avocat, il a été nié qu’une décision avait été prise.

Réponses à des questions

Me Bosonnet précise qu’en arrivant en Suisse, Erdogan a tout de suite déclaré que l’Etat turc l’accusait de participation au meurtre d’un policier, et il a même dit le nom de celui qui l’avait accusé sous la torture. On sait maintenant que ces informations étaient justes.

A la question de savoir de quel groupe faisait partie Erdogan, Andrea répond qu’il faisait partie d’une famille politisée dans la lutte pour la démocratie. Il lit ensuite un texte (en allemand) d’Erdogan précisant son appartenance politique à l’époque (voir l’autre pièce jointe). Il était proche du DHKC, un parti de tendance communiste.

Nouvelle demande d’asile

Me Bosonnet déclare qu’après avoir obtenu le « vrai dossier », il a présenté une nouvelle demande d’asile. Les éléments que ce dossier contient font qu’il est persuadé que la Suisse va accepter cette nouvelle demande.
Lors de la première demande, les autorités suisses pensaient qu’il était probablement coupable, mais que sa vie était en danger si on l’extradait. D’où le refus de l’asile et l’octroi d’un permis F.
Maintenant, les autorités doivent réfléchir sur ce cas et décider si Erdogan bénéficie de la protection due aux réfugiés politiques.
La décision principale sera donc celle de l’Office fédéral des réfugiés, car s’il obtient l’asile politique, il ne peut pas être extradé
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